C’est le coup de tonnerre et la magnifique surprise de la liste élargie dévoilée par Mohamed Ouahbi pour le premier stage de préparation au Mondial 2026 : Sofiane Boufal fait son grand retour chez les Lions de l’Atlas ! Absent de la tanière depuis trois ans, le magicien marocain, qui vient de boucler une pige salvatrice au Havre AC, se voit offrir une chance en or de monter dans l’avion pour les États-Unis.
Les fans de foot s’en souviennent comme si c’était hier. Ses dribbles déroutants, sa complicité technique sur le terrain et cette capacité unique à faire chavirer les défenses adverses. Pourtant, le fil s’était brisé. Éloigné de la sélection nationale depuis de longs mois après la CAN en Côte d’Ivoire, Boufal semblait être sorti des plans des Lions. Mais à l’aube du plus grand rendez-vous planétaire, l’histoire a décidé de s’écrire autrement.
Le Havre : 6 mois, un maintien et des jambes de feu
Si Mohamed Ouahbi tente ce coup de poker magistral, c’est que l’attaquant de 32 ans a bossé dur dans l’ombre. Arrivé en janvier dernier au Havre AC après son départ de l’Union Saint-Gilloise, Boufal avait une double mission : sauver le club normand de la relégation en Ligue 1 et prouver qu’il avait encore le niveau international. Six mois plus tard, le pari est gagné haut la main.
Didier Digard en a fait son facteur X lors de la phase retour, et les statistiques de l’international marocain parlent d’elles-mêmes :
17 matchs joués (sur 17 possibles)
13 titularisations
1 but et 4 passes décisives (dont une offrande décisive le week-end dernier face à Lorient pour valider le maintien).
Officiellement libre après avoir annoncé son départ du club normand ce mercredi avec le sentiment du « devoir accompli », Boufal débarque ce vendredi au Complexe Mohammed VI de Maâmora avec 17 matchs pleins dans les jambes et un rythme de compétition optimal.
Le crash-test de Maâmora avant le rêve américain
Profitant de l’absence temporaire des cadres retenus par les finales européennes (comme Hakimi ou El Khannouss), le staff technique national va pouvoir évaluer l’état de forme de l’artiste durant ce stage de quatre jours. Ce rassemblement, qui se clôturera par un match d’entraînement à huis clos face au Burundi le 26 mai, sera un véritable quitte ou double pour lui. S’il convainc Ouahbi, il bousculera la hiérarchie au tout dernier moment pour s’installer parmi les 26 élus qui s’envoleront pour les États-Unis le 3 juin.
Dans un groupe considérablement rajeuni (Bouaddi, Maamma), le vécu d’un demi-finaliste de Coupe du Monde ne sera pas de trop pour encadrer la jeunesse et défier le Brésil, l’Écosse et Haïti. Les fans de foot trépignent déjà d’impatience à l’idée de revoir la mobylette marocaine sur le pré. Saura-t-il saisir cette main tendue pour redevenir le dynamiteur des Lions de l’Atlas ? Éléments de réponse dès cette semaine à Maâmora.

