Sur la terre battue de Rabat, les quarts de finale du Grand Prix Son Altesse Royale La Princesse Lalla Meryem ont offert jeudi 21 mai un duel haletant entre la Suissesse Jil Teichmann et la Marocaine Yasmine Kabbaj. Teichmann s’est finalement imposée 6-1, 5-7, 7-6(6), dans un match qui a duré 3h07.
Un premier set expéditif, puis le retour de Kabbaj
Le scénario aurait pu tourner très vite. Teichmann a survolé la première manche en ne concédant qu’un seul jeu, s’appuyant sur une domination écrasante : elle a remporté 69,8 % des points dans ce set d’ouverture. Mais la joueuse locale n’a pas dit son dernier mot. Dans la deuxième manche, Kabbaj a renversé la situation pour s’imposer 7-5, portée par le soutien du public marocain et une efficacité remarquable sur les balles de break — elle a converti 100 % de ses occasions de break dans ce deuxième set.
Un tie-break au couteau
Le troisième set a tenu toutes ses promesses. Kabbaj a poussé la Suissesse dans ses derniers retranchements, la forçant à un tie-break serré conclu 8-6 en faveur de Teichmann. Sur l’ensemble du match, la Suissesse a remporté 55,1 % des points, soit 118 sur 214 échanges disputés.
Kabbaj, symbole d’un tennis marocain en renaissance
Si la défaite est cruelle pour Kabbaj, son parcours jusqu’en quarts de finale reste une performance historique. La Marocaine de 22 ans, classée 334e mondiale, était devenue quelques jours plus tôt la première joueuse de son pays à remporter un match sur le circuit WTA depuis 2011 (wtatennis) , en battant la Turque Berfu Cengiz au premier tour. Elle n’est que la quatrième Marocaine à s’imposer dans un match de niveau Tour en ère Open, après Habiba Ifrakh, Bahia Mouhtassine et Nadia Lalami. (wtatennis)
Diplômée de l’Université de San Diego State, Kabbaj affiche un classement au plus haut de sa carrière à 331e mondiale et est déjà la troisième meilleure joueuse marocaine de l’histoire du classement WTA, derrière Mouhtassine et Lalami. Son parcours à Rabat 2026 marque indéniablement un tournant pour le tennis féminin marocain.

