Le scénario vire au cauchemar pour Daniil Medvedev. Pour la deuxième année consécutive, le Russe quitte Roland-Garros dès son entrée en lice, confirmant une inquiétante spirale sur la terre battue parisienne.
Et pourtant, tous les signaux semblaient au vert. Solide depuis le début de la saison sur ocre, l’actuel numéro 8 mondial arrivait à Paris avec des certitudes retrouvées, porté notamment par une demi-finale convaincante au Internazionali BNL d’Italia. Suffisant pour faire de lui un outsider crédible du tournoi. Mais une nouvelle fois, la Porte d’Auteuil s’est refermée brutalement sur lui.
Cette fois, le bourreau se nomme Adam Walton. À 27 ans, le Britannique, 97e joueur mondial, a signé le plus grand exploit de sa carrière en faisant tomber l’un des noms majeurs du circuit, en 5 sets. Sans complexe, Walton a profité des doutes grandissants de Medvedev pour faire vaciller un favori incapable de retrouver son autorité dans les grands rendez-vous.
Le constat est désormais implacable : Medvedev traverse une véritable traversée du désert en Grand Chelem. Depuis plusieurs mois, le Russe accumule les désillusions précoces, avec des éliminations dès le premier tour à l’US Open, Wimbledon puis Roland-Garros. Une série noire rarissime pour un joueur de ce calibre.
Longtemps considéré comme l’un des compétiteurs les plus redoutables du circuit, l’ancien numéro 1 mondial semble prisonnier d’un blocage mental dès que la pression des majeurs s’intensifie. À Paris, la malédiction continue. Et la question commence sérieusement à se poser : Medvedev peut-il encore redevenir un prétendant crédible aux titres du Grand Chelem ?


