À quelques jours de l’entrée en lice des Lions de l’Atlas dans la compétition reine, la sérénité affichée par Mohamed Ouahbi tranche avec l’effervescence habituelle. Après le succès convaincant face à Madagascar, le sélectionneur national a profité de son passage devant la presse pour dessiner les contours de son projet : un groupe où le confort n’a pas sa place et où l’identité collective prime sur les individualités.
Une préparation méthodique
Si le score et la manière ont ravi les observateurs, Ouahbi refuse toute forme d’autosatisfaction. Pour lui, ce match n’est qu’une étape dans le puzzle complexe de la préparation mondiale. « On ne va pas s’enflammer », prévient-il. « Je ne vais pas rentrer aujourd’hui être super heureux et arrêter de travailler ; on a encore beaucoup de travail, on garde la tête sur les épaules. »
La fin du « statut de titulaire »
C’est sans doute le message le plus fort envoyé par le technicien. En insistant sur la nécessité pour chaque joueur de se sentir « concerné », Ouahbi veut briser tout sentiment de confort au sein de son vestiaire. Il refuse les acquis : « J’aime bien créer un petit peu ce sentiment où j’aime pas trop le sentiment de confort. J’ai envie d’avoir des joueurs qui me montrent tous les jours qu’ils veulent commencer le match. »
Gestion physique : La rigueur avant tout
Interrogé sur les rotations et la gestion des pépins physiques, le sélectionneur a réaffirmé sa ligne de conduite : « On n’a pris aucun risque, on prendra aucun risque, et quand on prendra la décision, on la prendra la tête froide comme j’ai toujours fait. » La priorité absolue reste d’arriver au tournoi avec un effectif opérationnel.
Maîtriser tous les scénarios
Enfin, face à la Norvège qui sera le prochain test, les Lions de l’Atlas devront répondre à de nouvelles problématiques. Le sélectionneur travaille sans relâche sur la polyvalence : « Nous, on essaie de maîtriser tous les scénarios : quand on est en bloc bas, en bloc moyen, en bloc haut, quand on doit presser, quand on doit reculer. »
À l’heure où les « 40 millions de sélectionneurs » scrutent le moindre geste, Mohamed Ouahbi garde le cap. Le travail continue, loin du tumulte, avec une seule ambition : être prêt pour le rendez-vous avec l’histoire.

