Ce n’est plus un match amical. C’est un examen. Ce dimanche 7 juin, au Sports Illustrated Stadium de Harrison, New Jersey, les Lions de l’Atlas affrontent la Norvège dans ce qui sera leur ultime répétition générale avant l’entrée en lice au Mondial face au Brésil, le 13 juin. Six jours. C’est tout ce qui reste avant le grand saut.
Une Norvège qui n’est plus ce qu’elle était
Longtemps perçue comme une équipe prometteuse mais incapable de passer le cap, la Norvège a changé de dimension. Une campagne qualificative quasi parfaite — huit victoires en huit matchs, 37 buts marqués, cinq encaissés — a propulsé les Scandinaves sur la scène mondiale pour la première fois depuis 1998.
Sous la direction de Ståle Solbakken, le jeu est direct, vertical, physique. Les transitions sont rapides et redoutables. Tout le contraire de ce que les Lions ont affronté jusqu’ici face au Burundi et à Madagascar.
L’homme à surveiller s’appelle Erling Haaland. Seize buts lors des éliminatoires. Une machine à marquer, insatiable, redoutable dans les appels en profondeur, les duels physiques et le jeu aérien. Un instant d’inattention et c’est but. Pour Aguerd, Chadi Riad, Issa Diop et Redouane Halhal, ce sera un avant-goût de ce qui les attend face à Vinicius, Endrick ou Raphinha au Mondial.
Mais derrière Haaland, il y a Martin Ødegaard. Le capitaine d’Arsenal est le vrai chef d’orchestre norvégien. Vision du jeu, qualité de passe, capacité à casser les lignes — il est l’un des milieux offensifs les plus dangereux d’Europe. Si les Lions lui laissent du temps et de l’espace, la soirée pourrait vite devenir compliquée. Neutraliser Ødegaard, c’est désorganiser toute la Norvège.
Pour le sélectionneur, ce match va au-delà du résultat. Tester les automatismes face à une opposition de niveau mondial, affiner les réglages défensifs, vérifier l’état physique des joueurs après le voyage transatlantique — tout cela avant que le coup de sifflet face au Brésil ne ferme définitivement la porte aux essais.
Car à Harrison demain soir, chaque détail compte. Chaque duel, chaque transition, chaque sortie de balle sera scruté. Le temps des répétitions se termine. Celui des vérités commence.

