Face à la Norvège, le Maroc a concédé un match nul (1-1), mais les enseignements de la rencontre vont bien au-delà du résultat final. Pendant une heure de jeu, Mohamed Ouahbi a aligné ce qui ressemble fortement à son onze type pour la Coupe du Monde, et les réponses obtenues semblent avoir convaincu le sélectionneur.
Avec Bono dans les buts, une défense composée de Hakimi, Diop, Riad et Mazraoui, ainsi qu’un milieu de terrain articulé autour de Neil El Aynaoui, Ayyoub Bouaddi et Azzedine Ounahi, les Lions de l’Atlas ont affiché une grande maîtrise collective. Malgré son jeune âge, Bouaddi a confirmé toute sa maturité dans l’entrejeu, apportant de la sérénité à la relance et une intensité précieuse à la récupération.
Devant, le trio offensif composé de Brahim Diaz, Ez Abde et Ismael Saibari, utilisé dans un rôle de faux numéro 9, a une nouvelle fois donné satisfaction après sa prestation convaincante face à Madagascar. Cette animation offensive a permis au Maroc de mettre la Norvège en difficulté dès les premières minutes de la rencontre.
La domination marocaine a été récompensée par un but de Brahim Diaz en première période. Durant les 60 minutes disputées par cette équipe type, les Lions ont montré de la fluidité dans le jeu, de la maîtrise au milieu de terrain et une réelle complémentarité dans le secteur offensif.
Alors pourquoi ce onze n’a-t-il joué qu’une heure ? Tout simplement parce que Mohamed Ouahbi avait déjà obtenu les réponses qu’il recherchait. À ce stade de la préparation, faire jouer les cadres pendant 90 minutes aurait représenté un risque inutile, notamment sur le plan physique.
Cette prudence s’est d’ailleurs justifiée puisque Mazraoui et Abde ont quitté leurs partenaires en cours de match par précaution. Le staff marocain ne voulait prendre aucun risque avec deux joueurs importants à l’approche des prochaines échéances.
Le score final affichera un match nul (1-1), mais dans l’esprit du sélectionneur marocain, la véritable victoire se trouvait probablement dans ces 60 premières minutes. Le Maroc a confirmé ses certitudes, trouvé des automatismes et semble désormais avoir identifié une base solide pour aborder la Coupe du Monde avec ambition.

