New York. L’heure de vérité approche pour les Lions de l’Atlas. À 72 heures de l’ouverture du Mondial 2026 ce samedi face au Brésil au MetLife Stadium, la sérénité règne au camp de base, mais le travail de précision, lui, ne connaît aucun répit. Mohamed Ouahbi a finalisé son plan de bataille, un dispositif conçu non pas pour subir, mais pour dompter la Seleção.
La stratégie marocaine se construit en tenant compte d’une situation évolutive. Si Nayef Aguerd et Anass Salah-Eddine sont désormais aptes et intégrés au groupe, Noussair Mazraoui a été préservé des séances intensives, sa participation au choc de samedi n’est pas exclue. Mohamed Ouahbi se donne jusqu’à l’ultime entraînement pour évaluer sa capacité à tenir son rang, sans toutefois risquer une rechute prématurée. Cette prudence, logique, oblige le staff à maintenir ses solutions de rechange dans les starting-blocks.
Face à un géant comme le Brésil, Ouahbi ne veut laisser aucun hasard. Trois axes tactiques sont à l’étude :
- Le 4-2-3-1 de la percussion : C’est l’option « choc ». Chemsdine Talbi est pressenti pour animer le couloir laissé vacant en attaque, avec pour mission de servir Ismael Saibari, véritable point de fixation en pointe capable de faire basculer la défense adverse.
- La stratégie de la maîtrise : Ici, le ballon est roi. En décalant Azzedine Ounahi sur l’aile et en confiant les clés du jeu à Bilal El Khannouss, le Maroc espère imposer une possession stérile aux Brésiliens, brisant ainsi leur rythme naturel.
- La forteresse du 4-4-2 : Une approche pragmatique et disciplinée. Un double bloc hermétique pour étouffer les velléités brésiliennes, avec une projection fulgurante en 4-2-2-2 dès la récupération du ballon.
Neil El Aynaoui, pilier inamovible de l’entrejeu, sera le pivot de ce dispositif. Autour de lui, la défense, menée par Achraf Hakimi, Issa Diop et Chadi Riad, aura la lourde tâche de tenir le choc.
Mais au-delà du schéma tactique, c’est une question de mentalité. Le mot d’ordre de Mohamed Ouahbi est sans équivoque : les Lions ne sont pas là pour faire de la figuration. Ce plan de bataille, mûrement réfléchi, est celui d’une nation qui a grandi, qui se connaît, et qui aborde ce duel titanesque avec l’ambition affirmée de frapper un grand coup dès la première journée.

