C’est un Mohamed Ouahbi serein qui s’est présenté devant les médias à la veille de l’entrée en lice des Lions de l’Atlas au Mondial 2026. Si l’annonce du forfait définitif d’Abde Ezzalzouli a pesé sur les échanges, le sélectionneur a rapidement évacué la question pour recentrer les débats sur l’essence même de ce choc contre le Brésil : la force du collectif.
Dès l’entame de sa conférence de presse, le sélectionneur national a tenu à clarifier la philosophie marocaine pour ce tournoi : « Nous avons un groupe, pas seulement des individualités. L’absence d’Abde est un coup dur, mais elle est surtout un test de résilience pour notre système. » Le technicien a ainsi balayé les inquiétudes, transformant cette indisponibilité en un défi pour ses troupes. Pour lui, chaque forfait est une opportunité de démontrer la profondeur et l’adaptabilité d’un groupe façonné pour les grands rendez-vous.
Dans cette configuration, l’émergence de Chamseddine Talbi n’est pas une solution par défaut. Ouahbi a insisté sur la disponibilité totale de son joueur, soulignant sa capacité à intégrer immédiatement les circuits de passes et à apporter la vivacité nécessaire pour déstabiliser le bloc auriverde.
Poursuivant son analyse, Mohamed Ouahbi a précisé le dessein tactique des siens avec une détermination non dissimulée : « Notre force ne réside pas dans la capacité à contrer l’adversaire, mais dans notre faculté à imposer notre rythme. Le Brésil est une équipe qui vit de la transition rapide et du déséquilibre individuel. Notre priorité absolue sera de verrouiller les espaces entre les lignes et de forcer leurs créateurs à jouer vers l’arrière. »
Pour le sélectionneur, ce match est un révélateur : « C’est dans ce type de rencontres que l’on découvre la véritable solidité mentale et tactique d’une équipe. » Le message est limpide : le Brésil ne sera pas seulement un adversaire, mais un étalon.
L »approche marocaine est désormais figée : une discipline défensive sans faille, couplée à une intelligence dans la gestion des transitions. Il ne s’agit plus de subir le rythme brésilien, mais de l’imposer à un adversaire qui pourrait être surpris par la rigueur du bloc marocain.
En conférence de presse, Ouahbi a dégagé une assurance qui en dit long sur la préparation des siens. Pas de nervosité, pas de surenchère, mais une analyse froide : le Maroc de 2026 n’est plus dans l’attente, il est dans l’affirmation. « La vérité du terrain ne se trouve pas dans les noms sur le maillot, mais dans la discipline imposée pendant 90 minutes », a-t-il conclu.

