Les Lions de l’Atlas sont à 90 minutes du tour suivant. Mais avant ce rendez-vous décisif, une question s’impose : Mohamed Ouahbi va-t-il faire tourner son effectif face à Haïti ?
Le constat est clair : le Maroc est en position de force après le nul face au Brésil et la victoire contre l’Écosse, tandis que Haïti est déjà éliminé après deux défaites. Mais la prudence reste de mise — un adversaire libéré de toute pression peut se révéler dangereux.
Le dilemme du « Profesor » tient en trois impératifs : valider la qualification, préserver les automatismes collectifs, et ménager certains cadres en vue des seizièmes de finales.
Des joueurs comme Hakimi, Mazraoui, Bouaddi, El Aynaoui, Ounahi, El Khannouss ou Saibari portent une charge physique importante depuis le début du tournoi. Le cas d’Issa Diop est particulier : un nouveau carton jaune le priverait du match suivant.
La réponse n’est pas de réinventer l’équipe, mais d’apporter de la fraîcheur à certains postes tout en conservant l’ossature qui a fait ses preuves. La discipline tactique et l’organisation collective restent la vraie richesse de ce groupe — il serait risqué de les sacrifier au nom de la gestion physique.
Si le Maroc prend rapidement l’avantage, Ouahbi disposera d’une marge pour gérer les temps de jeu. Si le match reste serré, les hommes forts devront rester en place.
Face à Haïti, plus qu’un résultat, c’est la profondeur et l’intelligence tactique du groupe qui seront testées.

