À la veille du troisième et dernier match de la phase de groupes face à Haïti, Mohamed Ouahbi et Munir Mohamedi ont tenu leur conférence de presse au Mercedes-Benz Stadium d’Atlanta. Le sélectionneur national a livré ses vérités sur la composition, le rival brésilien, Brahim Diaz, et Bounou. Tour d’horizon.
Interrogé sur une éventuelle rotation de son effectif, Ouahbi n’a laissé aucun doute : l’objectif est de gagner, et il alignera donc la meilleure équipe possible. La qualification n’est pas encore officiellement acquise, et le coach entend ne prendre aucun risque. Il a néanmoins reconnu que des joueurs encore inutilisés — à l’image du milieu strasbourgeois Gessime Yassine — pourraient entrer en jeu selon le scénario du match. Pour lui, ces joueurs prouvent leur valeur à l’entraînement, et le moment venu, ils seront au rendez-vous.
Sur le positionnement de Brahim Diaz, Ouahbi a été clair : l’équipe regorge de joueurs capables d’évoluer en tant que numéro 10, les ailiers y compris. Brahim, lui, peut s’adapter à n’importe quelle position. Son utilisation sur un côté fonctionne bien, mais il se retrouve souvent dans l’axe. Il apporte un équilibre précieux et une capacité à distribuer le jeu vers tous ses coéquipiers.
Ouahbi a insisté sur sa philosophie : tout le monde doit défendre, tout le monde doit attaquer. La gestion des transitions, le bon positionnement et la lecture collective du jeu sont les piliers de son système. Avec Achraf Hakimi dans le couloir, le Maroc dispose d’une arme supplémentaire qui rend son jeu difficile à décrypter pour n’importe quel adversaire.
Si la qualification semble à portée de main, Ouahbi voit encore plus loin : il veut terminer en tête du groupe C, devant le Brésil. Il a d’ailleurs salué la qualité de la Seleção, jugeant qu’avec Carlo Ancelotti et un groupe très compact, le Brésil ira très loin dans la compétition. Mais cela ne l’empêche pas de rêver de les dépasser au classement.
Malgré un bilan offensif modeste — deux buts en deux matchs — Ouahbi refuse de s’alarmer. Les occasions sont créées, la progression est là. Il rappelle que l’équipe a failli marquer deux fois en première mi-temps face au Brésil, et que la solidité défensive est tout aussi importante. Le coach voit le verre à moitié plein, et préfère mettre en avant la montée en puissance collective, match après match.
Ouahbi a fermement démenti les rumeurs circulant sur les réseaux sociaux concernant une prétendue blessure de Yassine Bounou. Sa réponse a été directe et sans équivoque : le portier du Maroc se porte très bien, et les informations qui circulent sont tout simplement fausses.

