Au cœur de la tourmente d’une Coupe du Monde 2026 exigeante, Achraf Hakimi a pris le temps de livrer ses vérités. Dans un entretien exclusif a AB Talks, le latéral du Paris Saint-Germain et pilier indiscutable des Lions de l’Atlas s’est confié sur ce qui fait aujourd’hui la force du football marocain : une alchimie rare, mélange de rigueur professionnelle et de solidarité fraternelle.
L’humilité comme boussole
Interrogé sur le parcours du Maroc dans cette édition nord-américaine, Hakimi rejette toute complaisance. Pour lui, la clé de la réussite ne réside pas dans la projection vers un futur glorieux, mais dans une concentration absolue sur le moment présent. « Rester humble est ce qui nous permet de travailler de la meilleure des manières », explique-t-il. Cette humilité, loin d’être une simple posture, est devenue le moteur d’une équipe capable de renverser des montagnes et d’encaisser des scénarios adverses sans jamais rompre.
La force de l’institution
Hakimi a tenu à souligner que cette réussite n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat d’un travail de fond mené au plus haut niveau. Il a exprimé sa profonde gratitude envers Sa Majesté le Roi, dont l’engagement constant pour le football national est le socle de cette dynamique. Le joueur a également tenu à saluer le travail de Fouzi Lekjaa, Président de la FRMF, soulignant les efforts considérables déployés pour doter le football marocain d’infrastructures et de moyens logistiques de premier plan. « Sans cet accompagnement, le football marocain n’aurait jamais atteint ce niveau d’excellence », confie-t-il, reconnaissant que ces facilités ont été déterminantes pour permettre aux joueurs de se concentrer uniquement sur la performance.
Plus qu’une équipe, une famille
La question du « secret » des Lions revient inlassablement. Pour Hakimi, la réponse est simple et humaine : le vestiaire. Loin des projecteurs, c’est dans la camaraderie, les parties de cartes et les moments de partage que se construit la force collective. Une cohésion qui se reflète sur le terrain par une confiance retrouvée. Fini le complexe d’infériorité face aux nations historiques du football européen ou sud-américain ; les Lions de l’Atlas, à l’image du reste des sélections africaines présentes dans ce tournoi, affichent une audace décomplexée.
Des leaders dans l’ombre
Dans cet échange, Hakimi a salué le rôle crucial de ceux qui, parfois, occupent moins l’espace médiatique. Il a cité Munir comme ce « leader d’expérience » dont la simple présence et la voix portent le groupe, et Bono, dont la sérénité imperturbable agit comme un stabilisateur émotionnel en pleine tempête. Quant à l’ambiance, elle est rythmée par l’énergie de Rahimi et la joie de vivre de Saibari.
Un rêve nommé Maroc
« Mon plus grand rêve est de faire vibrer mon pays. » Pour Hakimi, chaque but, chaque course, chaque effort n’est qu’un pas de plus vers l’objectif ultime : offrir un trophée majeur au Royaume. Il évoque le poids des attentes non comme un fardeau, mais comme une « bonne pression », celle qui galvanise et qui rappelle la responsabilité de porter le maillot national.
Le message est clair : la génération actuelle est consciente de sa mission. Elle ne se contente plus de participer ; elle veut marquer l’histoire. Et avec une telle mentalité, portée par des joueurs qui assument pleinement leur statut, le Maroc continue de faire rêver non seulement ses concitoyens, mais tout un continent.
Le chemin est encore long, mais une certitude demeure : les Lions de l’Atlas n’ont jamais été aussi prêts à relever les défis les plus fous.

