Mohamed Ouahbi : «Mon plan de jeu ? Je ne vous le dirai pas»

Confiant, serein, mais les lèvres scellées sur son plan de jeu. Mohamed Ouahbi s’est présenté hier en conférence de presse à Monterrey à la veille du seizième de finale face aux Pays-Bas, et le message était clair : les cartes resteront cachées jusqu’au coup de sifflet.

Le sélectionneur national a indiqué qu’il ne dévoilerait pas son dispositif tactique, précisant que ce match à élimination directe appelait des solutions différentes, en s’appuyant sur les forces de l’équipe tout en s’adaptant à l’adversaire.

Sur la question des joueurs binationaux nés aux Pays-Bas — comme Mazraoui ou Amrabat — Ouahbi a tenu à dédramatiser. Il a confié ne pas avoir trop abordé ce sujet avec ses joueurs, ne voulant pas lui donner trop d’importance, ajoutant avec humour qu’étant lui-même né en Belgique, les seules fois où il n’avait pas soutenu les Diables Rouges, c’était justement face au Maroc.

Interrogé sur l’éventuel avantage physique lié à l’âge des Néerlandais en cas de prolongation, Ouahbi a balayé l’argument : l’expérience des Oranje compense largement, et l’âge ne compte pas dans ce genre de compétition.
Le sélectionneur a également rendu hommage à Ismaël Saibari, auteur de trois buts en trois matchs, le qualifiant de joueur extrêmement polyvalent et de très haut niveau, reprenant cette formule : son meilleur poste, c’est le terrain.

Sur Brahim Diaz, plus discret face à Haïti, Ouahbi s’est montré rassurant, convaincu que le joueur du Real Madrid sera à son meilleur niveau ce soir.

Enfin, une note de nostalgie : Ouahbi a évoqué le Mondial 1986, qu’il a suivi à dix ans et qui l’a profondément marqué. Ce soir, il espère simplement aller un peu plus loin que ce Maroc historique de 1986.

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