La qualification arrachée par les Lions de l’Atlas face aux Pays-Bas (1-1, victoire 3-2 aux tirs au but) suscite une vague d’éloges dans les médias du monde entier. De Londres à Rio en passant par Madrid et Rome, un constat s’impose : le Maroc n’est plus une simple curiosité du football mondial, mais une nation installée parmi les meilleures sélections de la planète.
Outre-Manche, le ton est élogieux. La BBC met en avant la continuité avec le parcours historique de 2022 et insiste sur la solidité mentale des coéquipiers de Mohamed Ouahbi, capables de revenir au score in extremis. The Guardian évoque une équipe en mesure de réécrire son épopée qatarie, pendant que The Times affirme que le Maroc fait désormais partie des adversaires que les grandes nations européennes préfèrent éviter.
Du côté néerlandais, la déception n’empêche pas la reconnaissance du mérite marocain. La chaîne publique NOS reconnaît la domination des Lions au milieu de terrain et souligne que Ronald Koeman avait dû changer son système pour se protéger. D’autres titres néerlandais abondent dans le même sens, regrettant que les Oranje n’aient jamais imposé leur jeu habituel.
En Espagne, Marca, Mundo Deportivo et AS saluent la résilience marocaine et le caractère héroïque de la remontée, portée notamment par Issa Diop et Ismaël Saibari lors de la séance de tirs au but. La presse française n’est pas en reste : So Foot va jusqu’à comparer le collectif marocain à l’Espagne du Mondial 2010, tandis que Foot Mercato voit dans cette performance un avertissement lancé à tous les prétendants au titre.
En Italie, la Gazzetta dello Sport estime que la meilleure équipe a logiquement gagné, pointant la prudence excessive des Néerlandais. Aux États-Unis, The Athletic insiste sur l’intensité émotionnelle du match, tandis qu’au Brésil, O Globo salue la résilience marocaine dans ce qui ressemblait à une finale avant l’heure. Enfin, au Portugal, A Bola met en lumière le sang-froid d’Ismaël Saibari, décisif lors de la séance fatidique.
Quatre ans après le parcours historique du Qatar, ce concert d’éloges confirme une chose : le Maroc aborde désormais les grandes compétitions non plus comme un outsider, mais comme un véritable candidat capable de rivaliser avec les meilleures nations du football mondial.

