Sénégal : Les dessous d’un fiasco !

Le rideau est tombé sur le Mondial 2026 des Lions de la Teranga, et la chute est brutale. Éliminé par la Belgique (3-2) après avoir mené 2-0 à la pause, le Sénégal quitte l’Amérique par la petite porte. Mais ne vous y trompez pas : ce naufrage n’est pas un simple accident de parcours. C’est le résultat logique d’un amateurisme rampant et d’une guerre interne qui ont torpillé les vice-champions d’Afrique bien avant le premier coup de sifflet.

​Quand Kalidou Koulibaly clamait haut et fort avant le tournoi que le Sénégal était « la meilleure équipe du monde », on voulait y croire. Mais la réalité du terrain et, surtout, celle des coulisses ont cruellement rattrapé le capitaine des Lions. Un bilan d’une seule petite victoire face à l’Irak pour trois défaites : le constat est implacable.

Un sélectionneur sans contrat, des joueurs qui commandent leur repas

​Pour comprendre ce fiasco, il faut plonger dans les secrets de la tanière. En haut lieu, la Fédération sénégalaise a failli sur toute la ligne. Comment espérer aller loin dans une Coupe du monde quand votre propre sélectionneur, Pape Thiaw, dirige l’équipe sans contrat officiel et sans avoir perçu le moindre salaire ? Le technicien a même pensé à boycotter la compétition. Un contrat qui est fait, puis « déchiré » selon les révélations de L’Équipe… On croit rêver.

​Sur le plan logistique, ce fut le chaos total. Entre les primes impayées et un hôtel de concentration incapable de fournir un service digne de ce niveau — obligeant les joueurs à commander des repas à l’extérieur —, les Lions ont été installés dans des conditions indignes. Pire encore, faute de paiement des installations par les officiels, l’équipe n’a pu s’entraîner qu’une seule fois dans son stade de préparation. On marche sur la tête.

Un staff dépassé et un vestiaire qui explose

​Sur le banc, Pape Thiaw et ses hommes ont affiché des lacunes qui ne pardonnent pas à ce niveau. Entre l’intégration d’un analyste vidéo en plein milieu du tournoi et l’absence totale de supervision de la Norvège avant de l’affronter, l’improvisation a dicté les choix. Pendant ce temps, les membres de la fédération se pavanaient dans les couloirs, agaçant un groupe déjà fatigué par tant de dysfonctionnements.

​La gestion humaine a fini de consumer le peu d’unité qui restait. L’épisode de la conférence de presse d’avant-match face à la Belgique, où le jeune Mamadou Sarr (zéro minute de jeu) a été envoyé au supplice devant les médias, symbolise ce management à la dérive.

​La sentence est tombée immédiatement après le coup de sifflet final. Le milieu de terrain Pape Gueye a brisé l’omerta sur ses réseaux sociaux avec une déclaration fracassante : « Tant que c’est ce staff technique, je ferai une passe sur la sélection ».

​Le Sénégal quitte la scène mondiale profondément fracturé. Ce fiasco en mondovision rappelle une vérité absolue : le talent sur la pelouse ne suffira jamais à masquer le vide structurel et les guerres d’ego en coulisses. Le chantier de la reconstruction s’annonce immense.

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