Mondial 2026 : la France ressort le dossier Bouaddi avant son quart contre le Maroc

À deux jours du choc entre les Lions de l’Atlas et les Bleus, jeudi à Boston, une partie de la presse française a rouvert un dossier familier : celui d’Ayyoub Bouaddi, le jeune milieu de terrain de 18 ans passé par Lille, aujourd’hui pièce maîtresse du onze marocain.

Un angle bien connu de la presse hexagonale

Le procédé n’est pas nouveau : à chaque grand rendez-vous, une partie des médias français aime rejouer le récit du talent binational qui aurait « échappé » aux Bleus. Cette fois, ce sont L’Équipe et RMC qui remettent le sujet Bouaddi sur la table, en le présentant comme un joueur longtemps tiraillé entre deux maillots, qui aurait attendu un signe de Didier Deschamps avant de se décider.

Pourtant, le principal intéressé n’a jamais entretenu ce flou. À l’époque de ses premiers pas médiatiques sous les couleurs lilloises, Bouaddi avait simplement choisi la prudence, préférant se concentrer sur sa progression en club plutôt que d’officialiser un choix international précipité.

Un dossier suivi de près par la FRMF depuis des années

Le récit marocain, lui, est constant depuis longtemps. Dès 2024, le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, évoquait déjà sur Radio Mars la proximité naturelle du joueur avec le Royaume, le décrivant comme profondément ancré dans la culture marocaine.

Cette version tranche avec celle défendue récemment outre-Méditerranée, où l’on insiste sur l’absence de pré-convocation chez les Bleus comme facteur ayant fait pencher la balance. Du côté français, on va jusqu’à qualifier ce quart de finale de rendez-vous chargé d’émotion pour un joueur qui aurait longtemps hésité — une lecture qui occulte la constance du message du joueur lui-même.

Bouaddi n’a jamais caché son attachement aux Lions

Depuis son premier rassemblement avec la sélection marocaine au complexe Mohammed VI de Maâmora, le message d’Ayyoub Bouaddi n’a pas varié : il dit avoir fait son choix avec fierté. Une photo de lui, enfant, dans les tribunes du Mondial 2018 en maillot des Lions de l’Atlas, circule d’ailleurs régulièrement comme symbole de cet attachement ancien — un parcours qui rappelle celui d’autres binationaux passés par ce même chemin, à l’image d’Achraf Hakimi.

Le joueur avait également salué la qualité de son accueil et des infrastructures mises à sa disposition lors de son intégration au groupe, ainsi que la fierté de sa famille.

Une histoire, pas un dernier moment

Le choix d’Ayyoub Bouaddi ne s’est donc pas joué à la dernière minute face au Mondial 2026. Il s’inscrit dans une trajectoire assumée, construite sur plusieurs années — bien loin du récit d’un joueur qui aurait attendu jusqu’au bout un signe des Bleus.

 

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