Les tensions continuent de monter en Espagne autour de la répartition des sites de la Coupe du monde 2030. D’après des révélations de la radio espagnole COPE, la mairie de Madrid n’accepterait d’accueillir le Centre international de presse (IBC) qu’à la condition que la finale du tournoi se dispute dans la capitale.
Cette information a été dévoilée dans l’émission El Partidazo de COPE, où les intervenants ont longuement discuté de la répartition des principaux sites du Mondial, coorganisé par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Selon le journaliste Juanma Castaño, Madrid et Casablanca seraient actuellement en concurrence pour accueillir cette infrastructure stratégique, qui centralisera les opérations médiatiques mondiales pendant la compétition. Face à cette rivalité, les autorités madrilènes auraient fixé une position claire : pas d’IBC sans la finale.
Toujours selon les journalistes de COPE, cette fermeté refléterait une inquiétude grandissante au sein de la Fédération espagnole de football, qui craindrait de voir la finale échapper à l’Espagne au profit du Maroc. Juanma Castaño a même évoqué de supposées pressions exercées par Donald Trump en faveur du Royaume, présenté comme un partenaire stratégique des États-Unis — une affirmation qui reste toutefois sans preuve publique, ni confirmation de la FIFA ou des autorités concernées.
Le ton est monté d’un cran avec l’intervention du journaliste Roberto Palomar, qui a dénoncé ce qu’il perçoit comme un recul de l’influence espagnole dans l’organisation du tournoi. Il a estimé que le projet, initialement pensé autour d’un leadership espagnol aux côtés du Portugal, aurait progressivement basculé en faveur du Maroc, allant jusqu’à suggérer, sur un ton provocateur, que l’Espagne pourrait se désengager de l’organisation si la finale revenait à Rabat ou Casablanca. Il a par ailleurs relativisé l’enjeu, rappelant que la Roja était devenue championne du monde sans avoir organisé de Mondial depuis des années.
Du côté marocain, le discours reste mesuré. Le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, a rappelé sur la chaîne Al Aoula qu’aucune décision n’avait encore été prise concernant la répartition des matchs, ce choix relevant des concertations entre les trois pays hôtes et la FIFA.
Le Maroc met en avant un argument de poids dans cette course à la finale : le futur stade Hassan II de Benslimane, présenté comme le plus grand stade de football au monde avec une capacité de 115 000 places, en concurrence directe avec le Santiago Bernabéu de Madrid. La FIFA n’a, à ce jour, officialisé aucun choix concernant le stade de la finale de 2030.

