Le débat autour du pays qui accueillera la finale de la Coupe du monde 2030 prend une tournure politique en Espagne. À l’approche des prochaines échéances électorales, le président du Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijóo, met la pression sur le chef du gouvernement Pedro Sánchez, en réclamant que le dernier match du Mondial soit organisé exclusivement en Espagne.
Dans un entretien accordé à The Objective, le chef de l’opposition appelle l’exécutif espagnol à défendre cette position avec fermeté dans les discussions liées à l’organisation conjointe du Mondial 2030 entre le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Pour lui, l’Espagne doit accueillir la finale en raison de son histoire footballistique et de ses infrastructures.
Le Maroc avance ses arguments
Mais au-delà des déclarations politiques, le dossier se joue surtout sur des critères techniques et organisationnels. Si l’Espagne dispose de nombreux stades, plusieurs projets connaissent des difficultés. Malaga et La Corogne ont déjà retiré leur candidature, tandis que d’autres villes doivent encore surmonter des obstacles financiers et logistiques.
De son côté, le Maroc continue de marquer des points. La construction du Grand Stade Hassan II de Casablanca, appelé à devenir l’une des plus grandes enceintes de football au monde avec une capacité de 115.000 places, renforce considérablement la candidature marocaine.
Les visites récentes de nombreux médias internationaux, notamment espagnols, sur le chantier ont mis en lumière l’ampleur du projet, dont l’ambition et la qualité sont largement saluées.
La FIFA aura le dernier mot
À ce jour, la FIFA n’a pris aucune décision concernant le stade qui accueillera la finale du Mondial 2030. Une certitude toutefois : le débat dépasse désormais le simple cadre sportif. Entre considérations politiques, rivalités nationales et critères techniques, la bataille pour accueillir le plus grand rendez-vous du football mondial ne fait que commencer.

