Le Wydad de Casablanca a un nouveau président. Ibrahim El Assri a été élu ce mardi 21 juillet, au terme d’une assemblée générale particulièrement tendue, marquée par le rejet du rapport financier et la démission du comité sortant dirigé par Hicham Aït Menna.
La séance, initialement prévue comme une assemblée générale ordinaire, a rapidement dérivé. Les débats autour de la situation financière du club ont été si vifs que le rapport présenté par l’ancien comité n’a pas obtenu l’aval des adhérents. Dans la foulée, le comité Aït Menna a présenté sa démission, transformant la réunion en assemblée générale extraordinaire.
Trois candidats se sont alors présentés : Ibrahim El Assri, Yassine Saadallah et Anas Korami. Au premier tour, El Assri est arrivé largement en tête avec 62 voix, devant Saadallah (43 voix) et Korami (27 voix). Faute de majorité absolue, un second tour a été organisé entre les deux premiers, remporté par El Assri avec 72 voix contre 56 pour son adversaire.
El Assri hérite d’un club marqué par deux saisons sans titre — 84 matchs disputés sous le mandat sortant, pour 39 victoires, 20 nuls et 25 défaites — et par une situation financière contrastée. Si l’Association affichait un excédent de 2,3 millions de dirhams, la Société Anonyme Sportive, elle, présentait 115,8 millions de dirhams d’engagements, dont près de 41 millions dus à d’autres clubs au titre de transferts, en hausse de 138 % en un an. Une partie de cette dette — 28,2 millions de dirhams — fait l’objet de procédures devant la FIFA ou le TAS, notamment avec Fluminense, le FC Lugano, Rodez et le Séville FC.
Le nouveau président devra donc mener de front deux chantiers : rassurer les adhérents sur la gestion financière du club, et boucler rapidement les dossiers sportifs — encadrement technique, effectif, objectifs de la saison — à quelques semaines de la reprise du championnat.

