Le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane fait l’objet d’une analyse détaillée du magazine américain Architectural Digest, référence mondiale en architecture et en design. L’enceinte, en pleine construction, est présentée comme bien plus qu’un simple projet de prestige : un symbole de l’ambition marocaine de rejoindre le cercle des stades les plus emblématiques de la planète.
Avec une capacité annoncée de 115 000 places, le stade est aujourd’hui le principal concurrent du Santiago Bernabéu pour l’accueil de la finale du Mondial 2030. Il a été conçu par le cabinet Populous, en collaboration avec Oualalou+Choi, duo formé par l’architecte marocain Tarik Oualalou et l’architecte sud-coréenne Lina Choi.
Le magazine s’attarde particulièrement sur la toiture en forme de tente, inspirée des moussems traditionnels marocains, qu’il compare au parc olympique de Munich construit pour les Jeux de 1972. Au-delà de son aspect visuel, cette toiture jouera un rôle climatique essentiel : atténuer la chaleur, offrir de l’ombre et permettre une ventilation naturelle dans l’ensemble de l’enceinte.
AD détaille aussi l’implantation du site : cent hectares à El Mansouria, entourés d’espaces boisés faisant office de barrière naturelle face à l’expansion urbaine de Casablanca, avec des jardins botaniques pensés pour rafraîchir les abords du stade et limiter l’effet d’îlot de chaleur. Côté configuration intérieure, le stade combinera 29 500 places en admission générale réparties sur des gradins pentus, et 12 000 places réparties sur cinq niveaux de zones VIP, dont une loge royale.
Selon l’architecte Tarik Oualalou, cité par le magazine, le projet s’inspire de figures fondatrices de la culture marocaine — le moussem, la tente, le jardin — pour incarner l’ouverture et l’hospitalité du pays. Le site est également pensé pour perdurer après le Mondial, en accueillant deux clubs de football locaux au quotidien.
Cette mise en lumière par un magazine international de référence relance en Espagne le débat sur l’attribution de la finale du Mondial 2030, le Grand Stade Hassan II s’imposant comme un rival sérieux du Bernabéu.

