La Coupe du Monde 2026 restera comme une vitrine en or pour plusieurs Marocains. Au-delà du parcours collectif de la sélection, ce sont les carrières individuelles de plusieurs joueurs qui ont pris une nouvelle dimension aux yeux des grands clubs européens, avec des valorisations qui ont parfois doublé en l’espace de quelques semaines.
Bouaddi, la révélation qui affole l’Europe
Impossible de parler de cette flambée sans évoquer en premier lieu Ayoub Bouaddi. Le jeune milieu de terrain de Lille, âgé de seulement 18 ans, est devenu l’un des grands symboles de ce Mondial pour le Maroc. Auteur de plusieurs prestations remarquées, notamment face au Brésil, il a vu sa cote grimper de 50 à 80 millions d’euros, soit une progression de 30 millions d’euros — la plus forte hausse enregistrée parmi tous les joueurs marocains, et l’une des plus importantes de l’ensemble du tournoi. Son profil intéresse désormais plusieurs cadors, dont Manchester City et Arsenal, même si Lille entend le conserver au moins jusqu’à l’été 2027 et réclamerait une somme avoisinant les 100 millions d’euros pour envisager un départ immédiat.
Saibari, le transfert qui confirme l’éclosion
Deuxième plus forte progression du classement, Ismael Saibari a lui aussi profité pleinement de son Mondial. Auteur de plusieurs buts décisifs en phase de groupes, le milieu offensif a rapidement tapé dans l’œil du Bayern Munich, qui a officialisé son transfert pour un montant avoisinant les 55 millions d’euros, bonus inclus. Une somme qui représente une hausse d’environ 15 millions d’euros par rapport à sa valorisation d’avant-tournoi, et qui fait de lui l’une des recrues les plus chères de l’histoire du club bavarois.
El Aynaoui, Riad et Ounahi complètent le tableau
Le podium est complété par trois autres cadres de la sélection marocaine. Neil El Aynaoui (AS Roma) a confirmé son statut de nouveau patron de l’entrejeu marocain, aux côtés de Bouaddi. Sa valeur marchande a progressé jusqu’à environ 30 millions d’euros, une hausse d’environ 7 millions d’euros saluée jusque dans la presse espagnole. Chadi Riad (Crystal Palace) a lui aussi vu sa cote progresser, autour de 20 millions d’euros, porté par des prestations solides en défense centrale tout au long de la compétition. Azzedine Ounahi (Girona), enfin, a profité de ce Mondial pour relancer une carrière qui semblait marquer le pas depuis son passage compliqué à l’Olympique de Marseille. Décisif à plusieurs reprises, notamment avec un doublé face au Canada, il voit sa valeur remonter autour de 18 millions d’euros, en hausse d’environ 8 millions d’euros, et plusieurs clubs européens surveilleraient déjà sa situation.
Au-delà des chiffres, cette flambée illustre un phénomène bien connu du football moderne : une Coupe du Monde réussie peut transformer en quelques semaines la trajectoire d’un joueur, jeune talent ou cadre expérimenté. Pour le Maroc, elle confirme surtout la profondeur d’un vivier qui, depuis le parcours historique de 2022 au Qatar, continue de produire des profils convoités sur tout le continent européen.

