Finalistes malheureuses lors des deux dernières éditions, les Lionnes de l’Atlas abordent la CAN féminine 2026 avec un statut nouveau. À domicile, portées par un public désormais habitué aux grandes performances de la sélection, elles ne peuvent plus se contenter d’un beau parcours. Cette fois, le Maroc veut soulever le trophée.
Une troisième campagne consécutive à domicile
Le Maroc lance sa compétition ce dimanche face au Kenya, au stade Moulay Hassan de Rabat, avec un coup d’envoi programmé à 21h. Sur le papier, les joueuses de Jorge Vilda partent largement favorites face à une sélection kényane qui ne dispute que sa deuxième CAN féminine. Une victoire permettrait surtout de démarrer sereinement dans un groupe complété par l’Algérie et le Sénégal.
Les Lionnes ont bouclé leur dernière séance d’entraînement samedi, l’occasion pour le sélectionneur espagnol de procéder aux derniers ajustements tactiques et physiques avant cette entrée en lice très attendue.
Deux finales qui ont changé le statut du Maroc
Le Royaume n’est plus une simple nation émergente du football féminin africain. Finalistes des deux dernières CAN, les Lionnes ont prouvé qu’elles pouvaient désormais rivaliser avec les meilleures sélections du continent, portées par une génération plus expérimentée et plusieurs joueuses évoluant en Europe. Mais cette montée en puissance crée aussi de nouvelles attentes : après deux finales perdues, une simple place d’honneur ne suffirait probablement plus au public marocain.
Le Nigeria, principal obstacle sur la route du sacre
Le défi majeur reste le Nigeria, tenant du titre et référence absolue du football féminin africain avec dix couronnes continentales. L’Afrique du Sud, championne en 2022, ainsi que la Zambie et le Ghana, disposent également d’arguments sérieux. Le passage à 16 équipes rend par ailleurs le tournoi plus long et plus exigeant.
Le Maroc conserve toutefois des atouts non négligeables : le soutien du public, la connaissance des infrastructures et l’expérience accumulée lors des précédentes campagnes. Les Lionnes savent désormais atteindre une finale. Reste à savoir si elles ont enfin appris à la gagner.

