Dans un entretien accordé au quotidien portugais Record, João Sacramento, adjoint du sélectionneur national Mohamed Ouahbi, est revenu sur son aventure avec les Lions de l’Atlas. S’il dispose d’une clause lui permettant de prendre les régalies de coach principal en cas d’offre probante, le technicien lusitanien affirme n’avoir aucune hâte de quitter le staff national.
Sous la houlette de Mohamed Ouahbi, le staff technique des Lions de l’Atlas continue de s’appuyer sur la rigueur et l’expertise de João Sacramento. Au sortir du parcours héroïque de la sélection nationale jusqu’en quart de finale de la Coupe du Monde 2026, l’entraîneur adjoint portugais s’est confié avec franchise dans les colonnes du journal Record.
Un engagement total avec le Maroc
Interrogé sur son avenir, Sacramento a tenu à couper court aux rumeurs de départ précipité. « Je suis sous contrat avec la sélection marocaine. Je tiens à exprimer toute ma gratitude au Maroc pour m’avoir permis de réaliser un rêve d’enfant : participer à une Coupe du Monde. Quand j’ai reçu la sollicitation en mars dernier, il était impossible de refuser une telle opportunité », a-t-il confié.
Bien que son bail comporte une clause de sortie spécifique en cas de projet structuré en tant qu’entraîneur principal, l’ancien adjoint de José Mourinho et de Christophe Galtier se montre particulièrement exigeant : « Nous sommes convenus d’une clause de départ si une proposition pour un poste de numéro un se présentait. Mais je ne quitterai pas cette dynamique pour n’importe quel projet. Un jeune entraîneur doit mûrement réfléchir à sa première grande étape et s’entourer de personnes compétentes. »
La famille avant tout : le choix du cœur
Loin de considérer son rôle d’adjoint comme un recul stratégique dans sa carrière, le technicien de 36 ans qualifie son expérience marocaine comme « la plus riche et la plus aboutie » de son parcours professionnel.
Sacramento est également revenu sur son bref passage sur le banc du LASK Linz en Autriche (quitté après seulement neuf rencontres), révélant les raisons intimes de cette décision : « Mon fils est né juste avant cette première expérience de coach principal. Cinq jours après sa naissance, je devais m’envoler pour l’Autriche où je suis resté deux mois loin de ma famille. J’ai compris que je ne voulais pas regretter d’avoir manqué les premiers instants de mon fils. J’ai fait le choix de la famille. Les opportunités d’entraîner reviendront, mais ces moments-là ne se rattrapent pas. »
Aujourd’hui pleinement investi dans ses fonctions aux côtés de Mohamed Ouahbi, João Sacramento entend poursuivre sa mission au sein du staff technique national, sans précipitation, savourant la continuité d’un projet sportif ambitieux.

