Le bras de fer entre la FIFA et l’UEFA prend une tournure sans précédent. L’instance européenne a vivement réagi ce mardi au projet de Gianni Infantino visant à créer une entité commerciale adossée à la FIFA et à ouvrir son capital à des investisseurs privés.
Alors que le monde du football sort à peine du Mondial 2026, une onde de choc secoue les coulisses des hautes instances internationales. Au cœur de la tempête : la volonté du président de la FIFA d’octroyer des parts commerciales de ses plus grandes compétitions à des fonds d’investissement privés.
Une structure commerciale à 20 milliards de dollars
D’après les révélations de la presse internationale et plusieurs sources concordantes, Gianni Infantino projette de fonder une filiale commerciale baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE). Valorisée à près de 20 milliards de dollars, cette entité serait chargée de gérer les droits commerciaux et marketing des plus grands événements de la FIFA, dont la Coupe du Monde masculine, le Mondial féminin et la Coupe du Monde des Clubs.
L’objectif affiché par la FIFA serait de lever plus de 4 milliards de dollars à court terme en cédant des participations minoritaires. Des fonds qui, selon Zurich, permettraient de porter les aides de développement versées aux 211 fédérations membres à près de 20 millions de dollars chacune lors des prochains cycles.
L’UEFA monte au créneau : « Le football n’est pas à vendre »
L’initiative a provoqué une levée de boucliers immédiate du côté de Nyon. Dans une déclaration particulièrement virulente publiée ce mardi 28 juillet, l’UEFA est montée au créneau pour dénoncer une tentative de dénaturation des institutions régissant le ballon rond :
« Ce projet franchit une ligne rouge que les institutions du football ne devraient jamais franchir. Le football n’appartient pas à la FIFA et n’est à vendre à personne. Aucun d’entre nous n’est propriétaire du football. »

