C’est l’AC Milan, le club de tout un cœur, d’une vie et d’une fidélité sans faille, qui a annoncé la triste nouvelle, plongeant les supporters rossoneri et les amoureux du beau jeu dans une immense émotion. Avec la disparition de ce défenseur d’exception, c’est tout un pan de l’histoire du football moderne qui s’en va.
Né en Lombardie, Franco Baresi a écrit sa légende en rouge et noir. Entré au club à l’adolescence, il a fait ses débuts professionnels en 1978 avant de ceindre le brassard de capitaine à seulement 22 ans, s’imposant immédiatement comme le patron incontesté d’une arrière-garde redoutée. Durant deux décennies, il a incarné l’excellence à son poste, révolutionnant le rôle de libéro par son sens inné de l’anticipation, sa lecture magistrale du jeu et cette élégance rare qui lui permettait de relproprement sans jamais céder à la panique.
Sous sa direction, Milan a conquis les sommets de l’Italie et de l’Europe, soulevant six titres de champion et trois Ligues des champions. Une empreinte si profonde que la direction milanaise avait choisi de retirer à jamais son mythique maillot numéro 6. Jusqu’à ses derniers jours, il continuait de servir son club de toujours en tant que vice-président honoraire.
Vêtu du maillot de la Squadra Azzurra, Baresi a également marqué l’histoire internationale, honorant 81 sélections. Champion du monde en 1982, il restera surtout comme le roc héroïque du Mondial 1994 aux États-Unis où, quelques semaines seulement après une lourde chirurgie du genou, il avait disputé une finale d’anthologie contre le Brésil, livrant une prestation défensive d’une bravoure inoubliable.
Le football perd l’un de ses plus grands seigneurs, un modèle de rigueur, de loyauté et de panache.

