La tempête secoue les instances dirigeantes du football mondial. La position de Gianni Infantino à la tête de la FIFA se fragilise un peu plus chaque jour. Après l’échec de son projet controversé de vente commerciale d’une part importante des droits de la Coupe du Monde et d’autres compétitions face à la levée de boucliers des confédérations (notamment l’UEFA), le président de la FIFA fait désormais face à une fronde interne menée par ses plus proches collaborateurs.
Arsène Wenger, responsable du développement du football mondial au sein de l’institution, est publiquement monté au créneau pour se désolidariser de cette initiative. Dans un communiqué l’ancien entraîneur emblématique d’Arsenal a affirmé n’avoir en aucun cas participé à ce plan stratégique, qu’il a découvert par le biais des médias. Il a jugé le retrait de ce projet « absolument nécessaire et incontestable », tout en plaidant pour une instance indépendante guidée par la transparence et l’intégrité.
Cette contestation interne est également portée par le secrétaire général de la FIFA, Mattias Grafström. Dans un message interne révélé par Sky Sports et The Athletic, Grafström a fait part de son incompréhension face à cette situation qu’il qualifie de « chaotique », tout en assurant vouloir protéger le personnel de l’organisation face à ce contexte politique agité.
Ces désaveux publics s’ajoutent à la démission récente de figures clés de l’entourage d’Infantino, à l’image du conseiller financier Carlos Cordeiro, ainsi qu’aux critiques émises par le responsable des opérations, Kevin Lamour, qui a publiquement estimé que son équipe avait été induite en erreur dans ce dossier. La pression s’accentue donc considérablement sur Gianni Infantino, dont l’avenir et la gestion font plus que jamais l’objet de vifs débats en interne.

