C’est un véritable séisme politique qui secoue l’instance suprême du football mondial. Suite au tollé général provoqué par son projet controversé de commercialisation des tournois majeurs, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a convoqué d’urgence le noyau dur de son équipe exécutive à Rabat.
Un recul forcé face à la fronde européenne
La tempête couvrait depuis l’annonce du projet « FIFA Forward Enterprise », une initiative visant à restructurer et à privatiser une partie des actifs commerciaux de l’instance, avec l’ouverture du capital à des investisseurs privés à hauteur de 20 %. Une stratégie perçue par plusieurs fédérations comme une dérive mercantiliste inacceptable.
Face à la levée de boucliers générale — marquée par l’opposition frontale de l’UEFA et de la CONCACAF, ainsi que par des menaces voilées de boycott des grandes échéances internationales —, Gianni Infantino a dû plier et acter l’abandon pur et simple du projet.
Rabat au cœur de la stratégie mondiale
Pour tenter de resserrer les rangs, le patron de la FIFA a réuni en urgence ses plus proches collaborateurs dans la capitale marocaine, autour de ses figures clés opérationnelles et juridiques (secrétariat général, direction juridique et associations membres). Une réunion à huis clos destinée à colmater les brèches et à réorganiser la gouvernance interne d’une institution plus que jamais fracturée.
Un avenir fragilisé à l’horizon 2027
Si le retrait du projet FIFA Forward Enterprise éteint temporairement l’incendie, les dégâts collatéraux sont considérables pour l’exécutif de la FIFA. Plusieurs fédérations nationales ont ouvertement exprimé leur mécontentement quant aux méthodes de gestion, fragilisant la position politique de Gianni Infantino à l’approche du congrès électif prévu en mars 2027. La crédibilité du modèle de gouvernance mondial sort profondément écornée de cet épisode.

