Le retrait du projet controversé de la FIFA n’aura pas suffi à apaiser les tensions avec l’UEFA. L’instance européenne a confirmé, ce jeudi 6 août, que sa menace de boycott des compétitions organisées par la FIFA — Coupes du Monde comprises — reste pleinement d’actualité, malgré l’abandon du plan visant à ouvrir le capital de la FIFA à des investisseurs extérieurs.
Dans une déclaration transmise à l’AFP, l’UEFA rappelle avoir posé des conditions claires à la participation de ses fédérations membres aux compétitions de la FIFA. Si le retrait du projet en constituait une, l’instance européenne réclame également des garanties que de telles tentatives de « défigurer le football » ne puissent plus jamais se reproduire. Des conditions jugées non remplies, ce qui pousse l’UEFA à réaffirmer avoir perdu toute confiance dans la présidence de Gianni Infantino.
La veille pourtant, la direction de la FIFA avait tenté d’apaiser la crise. À l’issue d’une réunion de ses cadres tenue à Rabat, elle avait reconnu des « erreurs » et présenté des excuses concernant son projet avorté d’ouverture aux capitaux privés. Dans le même temps, l’instance mondiale avait affiché son plein soutien à son président, seul responsable élu par les 211 fédérations membres.
Une ligne de défense que l’UEFA balaie sans détour, estimant que ce soutien affiché émane de cadres dont la carrière dépend des faveurs du président — un argument qui, selon elle, ne change rien à la situation.
Rappelons qu’Infantino, seul candidat déclaré à sa réélection prévue en mars 2027, est sous le feu des critiques depuis l’annonce surprise, fin juillet, de ce projet d’ouverture aux investisseurs extérieurs, finalement retiré face à l’opposition ferme de l’UEFA et de la Concacaf.
Une crise qui, si elle se prolonge, ne manquera pas d’alimenter les débats en cours autour de l’organisation du Mondial 2030 et de la gouvernance de la FIFA sous la présidence Infantino.

