Le sort d’Infantino doit se jouer dans les urnes, plaide Patrice Motsepe

Le président de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe, a défendu jeudi l’idée que l’avenir de Gianni Infantino à la tête de la FIFA doit se régler par les voies démocratiques prévues par l’instance, et non par la pression politique.

« Si quelqu’un a un problème avec Gianni, ou avec n’importe qui d’autre, qu’il suive la procédure de la FIFA, c’est aussi simple que ça », a déclaré Motsepe à Sky News. « Si vous voulez le destituer, passez par les élections. Laissez les 211 associations membres décider. » Le dirigeant sud-africain s’exprimait au lendemain d’une rencontre à Salzbourg avec son homologue européen Aleksander Ceferin, en marge de la Supercoupe d’Europe entre le PSG et Aston Villa.

La contestation autour d’Infantino s’intensifie : l’UEFA, la Concacaf et l’AFC réclament désormais son départ, notamment après l’annonce controversée d’un projet visant à ouvrir la FIFA à des investisseurs privés. La CAF, elle, continue d’apporter son soutien officiel au dirigeant italo-suisse de 56 ans.

Motsepe a appelé à la prudence, rappelant qu’une élection est prévue l’an prochain : « Ne devrait-on pas laisser ce processus suivre son cours ? » Cette élection se tiendra en mars 2027 à Rabat, où Infantino devra convaincre une majorité parmi les 211 fédérations votantes — un scrutin qui s’annonce serré.

Le camp des opposants continue de s’élargir : la Fédération irlandaise a retiré jeudi son soutien à Infantino, rejoignant les fédérations anglaise et galloise, toutes deux alignées sur la position de l’UEFA, qui menace de boycotter les compétitions de la FIFA tant qu’Infantino restera en fonction.

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