Fronde anti-Infantino : le Qatar dénonce l’AFC pour avoir parlé en son nom sans consultation

La fronde contre Gianni Infantino continue de secouer le football mondial, et une nouvelle fracture vient d’apparaître, cette fois au sein même du continent asiatique. Le Qatar a publiquement pris ses distances avec la Confédération asiatique de football (AFC), après que celle-ci s’est associée à l’UEFA et à la Concacaf pour signer une lettre ouverte accablante contre le président de la FIFA.

Dans un courrier adressé au président de l’AFC, cheikh Salman bin Ibrahim Al-Khalifa, le président de la Fédération qatarie de football, Hamad bin Khalifa Al-Thani, affirme que ni lui ni son organisation n’ont été consultés avant la publication de cette déclaration commune, qui prétendait pourtant parler au nom de l’ensemble des membres. Membre du comité exécutif de l’AFC et du Conseil de la FIFA, le dirigeant qatari dénonce une décision prise sans concertation ni possibilité de contribution préalable.

Cette lettre, publiée lundi et cosignée par les présidents de l’UEFA, de l’AFC et de la Concacaf, qualifiait de « rupture fondamentale de confiance » le projet avorté d’Infantino de céder une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés, une opération qui devait rapporter environ 4,2 milliards de dollars avant d’être abandonnée face à la controverse.

Si Infantino, qui brigue sa réélection l’an prochain, fait face à une fronde inédite de la part de trois des plus grandes confédérations continentales, le soutien ne lui manque pas partout. Six fédérations arabes, dont le Qatar, l’Égypte et le Maroc, ont réaffirmé leur plein soutien au dirigeant suisso-italien, tout comme plusieurs pays d’Asie et le Mexique en Amérique du Nord.

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