Le feuilleton Hakim Ziyech au Wydad de Casablanca connaît un nouveau rebondissement, avec une confrontation qui s’est cette fois exposée au grand jour.
Selon des informations relayées par le site Media90, l’origine du différend remonterait à une proposition de réaménagement salarial formulée par la nouvelle direction du club, confrontée à des difficultés économiques. Il aurait été proposé au joueur un salaire mensuel fixe de 50 millions de centimes, le reste de ses arriérés — environ 500 millions de centimes — devant être étalé sur trois versements, à l’image du reste de l’effectif. Une offre catégoriquement refusée par l’international marocain, qui s’appuie sur les termes de son contrat prévoyant une rémunération mensuelle avoisinant 107 millions de centimes, invoquant des engagements personnels et des projets immobiliers nécessitant le maintien intégral de ses revenus contractuels.
Si la direction avait dans un premier temps préféré mettre de côté ce dossier de négociation pour se concentrer sur les aspects sportifs, les tensions sont rapidement remontées à la surface. Le club aurait reproché au joueur un manque de discipline, entre non-respect des consignes du staff technique et absences irrégulières aux séances d’entraînement.
La situation a connu son point culminant ce week-end. Présent au Complexe Wellness pour le match amical face à la RCA Zemamra, Ziyech, pourtant en tenue, s’apprêtait à rejoindre ses coéquipiers pour l’échauffement lorsqu’il aurait été informé par son entraîneur, Paulo Sérgio Brito, qu’il ne pouvait finalement pas prendre part à la rencontre — décision attribuée au président du club, Ibrahim El Assri. L’ancien Blues n’a pas non plus été retenu pour le stage de préparation prévu à Agadir.
Ces deux décisions ont poussé l’ex-star de Chelsea à sortir de son silence. Réagissant à une publication Instagram consacrée à l’actualité des Rouge et Blanc, Ziyech a directement mis en cause le président El Assri, qu’il accuse d’être à l’origine de sa mise à l’écart, aussi bien du match amical que du stage à Agadir.
Cette sortie publique marque un tournant dans un dossier resté jusque-là loin des projecteurs. Le joueur avait pourtant continué à s’entraîner normalement et avait participé au match de préparation face à l’Ittihad de Tanger. À moins d’un mois du coup d’envoi de la Botola Pro, fixé au 24 septembre, ce qui devait être l’un des premiers dossiers gérés par la nouvelle présidence tourne désormais au véritable bras de fer.

