Raja : Paco Jémez, portrait du nouveau technicien des Verts

Le Raja de Casablanca a acté la fin de sa collaboration avec Nasreddine Nabi, remercié lundi 31 août « dans le plein respect des dispositions contractuelles » liant les deux parties, avec des mots de gratitude du club pour le travail accompli.

Pour prendre sa succession, la direction rajaouie a choisi l’Espagnol Paco Jémez, 56 ans, dont la nomination officielle est attendue ce mardi 1er septembre. Le technicien débarque à Casablanca avec une réputation bien établie : celle d’un entraîneur offensif, fidèle à un jeu basé sur la possession et le pressing haut.

Une longue carrière entre le terrain et les bancs

Né en 1970 à Las Palmas, Francisco Jémez Martín a d’abord été défenseur central en Liga, avec des passages à Córdoba, au Real Murcia, au Rayo Vallecano, au Deportivo La Corogne et au Real Saragosse. Il y remporte deux Coupes du Roi et une Supercoupe d’Espagne, et honore 21 sélections avec la Roja, participant à l’Euro 2000.
Reconverti entraîneur après 2006, c’est au Rayo Vallecano, à partir de 2012, qu’il se fait un nom : son équipe, malgré des moyens limités, joue vers l’avant, construit depuis l’arrière et refuse de se renier face aux cadors. Une philosophie qui avait à l’époque séduit Xavi Hernández et Carlo Ancelotti, tous deux publiquement admiratifs de son style de jeu.
Pas un homme de système, mais d’idées
Jémez ne s’attache pas à un schéma figé — même s’il a souvent utilisé le 4-2-3-1 — mais privilégie les mouvements collectifs et les zones de récupération du ballon. Sa conviction reste constante : le spectacle ne doit jamais être sacrifié au seul résultat.
Après le Rayo, son parcours l’a mené à Grenade, au Mexique (Cruz Azul), de nouveau à Las Palmas et au Rayo, puis à l’UD Ibiza et en Iran (Tractor SC). Plus récemment, en janvier 2026, il a rejoint le staff de Nuno Espírito Santo à West Ham en Premier League, une expérience achevée le 6 juillet à la fin de son contrat.
Un nouveau défi africain

Avec le Raja, Paco Jémez découvre pour la première fois le continent africain. À Casablanca, l’exigence de résultats immédiats se double d’une exigence sur le jeu produit — un contexte qui, selon ses propres mots répétés au fil de sa carrière, colle à sa volonté de « faire plaisir au public ».

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