Nouvelle vie, nouveau chapitre pour Ismaël Saibari. Après une saison étincelante avec le PSV Eindhoven et une belle Coupe du monde 2026 sous les couleurs du Maroc (3 buts), l’international marocain s’est engagé avec le Bayern Munich, séduit par le projet de Vincent Kompany. Dans un entretien accordé aux médias du club bavarois, le Lion de l’Atlas, déjà auteur de deux passes décisives en Bundesliga, s’est livré sur son arrivée et sur plusieurs aspects plus personnels de sa vie.
Sur l’ambiance qui règne au centre d’entraînement du Bayern, Saibari ne cache pas son enthousiasme, confiant que la grandeur du club, déjà connue de tous, se ressent d’une toute autre manière une fois qu’on évolue au quotidien aux côtés des joueurs. Il évoque également la qualité du staff médical et technique, ainsi que des infrastructures, qui transparaît selon lui dans l’état d’esprit du groupe.
Le milieu marocain est aussi revenu sur sa célébration si particulière, un geste de friction sur le crâne, expliquant qu’il s’agit d’un clin d’œil à son cousin, qui l’aidait à se doucher lorsqu’il allait à la mer, enfant. Quant à son choix de rejoindre les champions d’Allemagne, il raconte avoir été marqué, du temps où il jouait encore pour le PSV, par l’aura qui se dégageait des joueurs bavarois sur le terrain — une impression qui s’est transformée en véritable coup de cœur une fois de plus près.
Sur le plan familial, Saibari confie que le sacrifice de ses parents, partis du Maroc pour s’installer en Espagne, reste une source de motivation constante, lui donnant envie de leur rendre, à son tour, tout ce qu’ils ont fait pour leurs quatre enfants.
Enfin, le joueur est revenu sur le choix très symbolique de son numéro 34, en hommage à Abdelhak Nouri, ancien grand espoir de l’Ajax Amsterdam, victime en 2017 d’une grave arythmie cardiaque en plein match amical, qui l’avait plongé dans un état de conscience minimale à seulement 20 ans. Saibari raconte avoir été profondément touché par cette histoire, bien qu’il ne connaissait pas personnellement Nouri, et être allé lui rendre visite, une démarche qu’il associe à un devoir religieux envers les malades. Il évoque un lien qui s’est noué rapidement, et l’espoir sincère d’apporter, à travers ce numéro, un peu de joie à un homme qui, même privé de parole, continue selon lui de communiquer à sa manière.

