Nouveau rebondissement autour de l’élection d’Abdoulaye Fall à la tête de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le président de l’instance et plusieurs de ses collaborateurs doivent être entendus par la Sûreté urbaine de Dakar dans le cadre d’une enquête portant sur des soupçons de corruption liés au scrutin de 2025.
Selon le quotidien sénégalais L’Observateur, relayé ce mardi 22 septembre, une série d’auditions a été lancée par la Sûreté urbaine de Dakar. Moustapha Bitèye devrait être le premier responsable entendu, avant Abdoulaye Fall et d’autres dirigeants concernés par le dossier. Le président de la FSF, actuellement hors de Dakar, a été informé de sa convocation.
Des soupçons d’achat de voix
L’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par Mamadou Kandji, candidat au poste de cinquième vice-président de la FSF. Elle porte notamment sur des soupçons d’achat de voix et de promesses d’avantages indus destinés à influencer le scrutin.
Outre Abdoulaye Fall, la procédure concerne Elimane Lam, Moussa Mbaye, Moustapha Bitèye et Ndiambé Diop, selon les informations rapportées par la presse sénégalaise. Le parquet avait ordonné l’ouverture d’une enquête dès septembre 2025.
Les auditions doivent permettre aux enquêteurs d’examiner les circonstances entourant le scrutin et les éléments contenus dans la plainte. À ce stade, il s’agit d’une enquête en cours et aucune culpabilité n’a été établie à l’encontre des personnes citées.
Abdoulaye Fall avait été élu président de la Fédération sénégalaise de football en août 2025, à l’issue d’une Assemblée générale élective organisée à Dakar.
Le scrutin s’était déroulé en deux tours. Au second, Fall avait obtenu 322 voix contre 30 pour Mady Touré, avec 16 bulletins nuls. Inspecteur du Trésor et président de la Ligue régionale de football de Diourbel, il avait ainsi succédé à Me Augustin Senghor à la tête de la FSF.
Cette nouvelle procédure judiciaire vient donc relancer les interrogations autour des conditions dans lesquelles s’était déroulée cette élection.
L’enquête devra désormais déterminer si les accusations formulées dans la plainte sont étayées par des éléments susceptibles d’établir d’éventuelles irrégularités dans le processus électoral.

