« L’Espagne n’est personne face au Maroc » : l’aveu de Cañizares sur la finale 2030

Le débat autour du lieu de la finale du Mondial 2030 ne cesse de prendre de l’ampleur en Espagne. Après les sorties de présidents de fédérations et de dirigeants sportifs, c’est désormais un ancien joueur qui s’invite dans la discussion : Santi Cañizares, ancien gardien de la sélection espagnole et figure emblématique de Valence.

Invité de l’émission « Tiempo de Juego » sur la radio COPE, dont il est consultant, il s’est exprimé sur l’accueil du match le plus important de la compétition, coorganisée par le Maroc, l’Espagne et le Portugal. Trois enceintes sont actuellement en lice : le Grand Stade Hassan II de Casablanca, le Santiago Bernabéu de Madrid et le Camp Nou de Barcelone.

« Tout est politique »

Pour Cañizares, la question dépasse le cadre sportif. « Puisque tout est politique, je pense que le sort en est jeté », a-t-il lâché, présentant ainsi la politique comme un facteur déterminant dans l’attribution de la finale. Selon lui, les infrastructures ne seraient pas le seul élément pesant dans la balance de la FIFA.

L’ancien portier est même allé plus loin en affirmant que le Maroc est aujourd’hui mieux préparé que Madrid pour recevoir une finale, quelles que soient les circonstances. Une déclaration qui laisse entendre que le choix pourrait se jouer davantage dans les coulisses et dans les rapports de force que sur des critères purement techniques.

Infantino, Washington et Rabat

Cañizares a ensuite évoqué l’avenir de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA, qu’il considère comme l’une des clés du dossier. Il a également mentionné les relations entre les États-Unis et le Maroc, pour souligner le poids politique du Royaume sur la scène internationale.

Il a conclu sur un constat sévère pour son propre pays : l’Espagne, a-t-il estimé, « n’est personne » aujourd’hui face au Maroc.

Des propos sans éléments concrets

Ces déclarations reposent sur des hypothèses et ne sont accompagnées d’aucun élément permettant de les étayer. Or, pour un événement qui attirera des milliers de spectateurs dans les tribunes et des millions devant leurs écrans, les infrastructures restent un critère central. Sur ce point, le Grand Stade Hassan II est appelé à figurer parmi les enceintes capables d’accueillir les plus grands événements internationaux, au même titre que le Bernabéu et le Camp Nou.

Une décision qui appartient à la FIFA

À ce stade, il convient de rappeler qu’aucune décision officielle n’a été arrêtée. Le choix de l’enceinte relève du processus décisionnel de la FIFA, qui évalue les stades proposés par les trois pays hôtes selon plusieurs critères, notamment les conditions d’accueil.

Depuis plusieurs mois, certaines voix en Espagne présentent pourtant ce dossier comme un affrontement politique entre Madrid et Rabat, allant jusqu’à évoquer de supposés arrangements en coulisses. Une lecture qui contraste avec le cadre officiel de l’attribution et qui alimente un débat déjà très vif, bien avant que la FIFA ne tranche.

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