Aliouate, l’artiste du Raja et des Lions de l’Atlas vient de nous quitter

Le football national pleure l’une de ses figures emblématiques des années 1960. Ali Bendayan, plus connu sous le nom de « Aliouate », s’est éteint ce lundi 28 septembre 2026. Attaquant racé, international marocain et figure majeure du Raja Club Athletic, il laisse l’empreinte d’un technicien hors pair et d’un serviteur dévoué du maillot national.

​Né en 1943 dans l’ancienne médina de Casablanca, Ali Bendayan fait ses premières armes dans les quartiers de la métropole avant d’être repéré en 1960 par le mythique Père Jégo. Formé au Raja sous l’encadrement d’Abdelkader Jalal, il grimpe rapidement les échelons grâce à sa vivacité et son sens du but. Rebaptisé affectueusement « Aliouate », déformation de son prénom Ali, il est lancé en équipe première en 1963. Aligné sur l’aile gauche, il signe des débuts fracassants en inscrivant un doublé dès son premier match officiel face au Kawkab de Marrakech. Très vite, il devient la pièce maîtresse du dispositif offensif des Verts et forme, aux côtés de Said Ghandi et Houmane Jarir, l’une des triplettes les plus redoutables et spectaculaires de l’histoire du football marocain.

​Au terme de plusieurs campagnes mémorables au Raja, marquées notamment par deux finales de Coupe du Trône en 1965 et 1968, Aliouate effectue un passage au Wydad AC lors de la saison 1968-1969. Cette parenthèse lui permet de décrocher le titre de Champion du Maroc, avant de retourner au sein de son club de cœur pour y achever sa carrière en 1971.

​Sur la scène internationale, Ali Bendayan s’est imposé comme l’un des hommes forts des Lions de l’Atlas des années 1960, cumulant 28 sélections officielles et 11 buts. Le 2 juillet 1963, il entre dans les annales en devenant le tout premier joueur du Raja à inscrire un but sous la tunique nationale face à la Tunisie. L’année suivante, il s’illustre de nouveau en inscrivant le but victorieux à Addis-Abeba contre l’Éthiopie, ouvrant la voie à la qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo 1964. Durant le tournoi olympique au Japon, il dispute l’intégralité des rencontres opposant le Maroc à la Hongrie et à la Yougoslavie.

​Avec la disparition d’Aliouate, le paysage sportif national perd un pionnier de la sélection et un artiste du ballon rond qui aura marqué l’âge d’or des derbys casablancais. L’ensemble de la rédaction de Radiomars adresse ses plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à la grande famille du football marocain.

Leave a reply

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici