Maroc–Mali : un onze équilibré, un banc armé pour le second acte

À  moins d’une heure du coup d’envoi de l’affiche entre le Maroc et le Mali, la composition officielle dévoilée par le sélectionneur national traduit une vision claire : allier la maîtrise technique à une gestion chirurgicale des temps forts. Si le visage affiché s’inscrit dans la continuité des principes de jeu instaurés par le staff, l’analyse comparative avec les deux précédentes sorties face au Gabon et au Lesotho met en lumière d’importants ajustements stratégiques.

La composition officielle

Gardien de but : Yassine Bounou (C)

Joueurs de champ : Nayef Aguerd, Ayyoub Bouaddi, Azzedine Ounahi, Ismael Saibari, Issa Diop, Abde Ezzalzouli, Bilal El Khannouss, Neil El Aynaoui, Akram Salah-Eddine, Ali Maamar.

Remplaçants : M. El Kajoui (GK), M. Saâdane, A. Aït Boudlal, A. Hakimi, O. Targhalline, S. El Mourabet, Z. El Ouahdi, R. Halhal, Y. Gessime, A. Ouazane, T. Bentayeb, S. Rahimi, I. Akhoumach, B. Díaz, Y. Zabiri.

alors quels enseignements tactiques par rapport aux deux précédentes sorties devant le Gabon et le Lesotho.

1. Arrière-garde : Équilibre athlétique et émancipation sur les flancs

Lors du succès face au Gabon (2-0), le sélectionneur avait parié sur une charnière Nayef Aguerd – Issa Diop pour verrouiller l’axe, avant d’expérimenter une rotation plus jeune face au Lesotho (2-0) en offrant du temps de jeu à Abdelhamid Aït Boudlal aux côtés de Diop, épaulé par Zakaria El Ouahdi et Noussair Mazraoui. Ce soir, face au Mali, le staff opte pour une formule hybride : le retour du binôme Aguerd – Diop offre une assise athlétique indispensable face à l’impact physique malien, tandis que la titularisation des jeunes latéraux Akram Salah-Eddine et Ali Maamar confirme la volonté d’élargir les options sur les couloirs et de faire souffler Achraf Hakimi, préservé sur le banc.

2. L’entrejeu : La confirmation d’un double pivot de référence

Dans le cœur du jeu, l’alchimie se précise. Après l’expérimentation du duo Neil El Aynaoui – Oussama Targhalline pour contourner le bloc bas du Lesotho, le sélectionneur reconduit le tandem El Aynaoui – Ayyoub Bouaddi, déjà convaincant face au Gabon. Cette association garantit un volume d’interceptions précieux tout en assurant une première relance propre. Positionné un cran plus haut, Azzedine Ounahi conserve son rôle de chef d’orchestre, soutenu par la créativité d’Ismael Saibari et de Bilal El Khannouss pour fluidifier le jeu entre les lignes.

3. Secteur offensif : Densité technique au coup d’envoi, puissanc de feu sur le banc

Si la ligne d’attaque articulée autour d’Abde Ezzalzouli, Saibari et El Khannouss vise à confisquer le ballon et à user l’adversaire dans la densité, la véritable clé réside dans la gestion de la profondeur du banc. À l’instar des schémas de gestion observés lors des précédentes rencontres, le choix de garder en réserve des profils comme Brahim Díaz, Soufiane Rahimi ou Ilias Akhoumach offre une réserve d’impact redoutable pour emballer le second acte dès que les espaces s’ouvriront.

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