La visite d’une délégation de la FIFA en Espagne, initialement prévue à la fin du mois de novembre, a été reportée à la suite de l’annonce des élections législatives espagnoles du 29 novembre, rapporte le média espagnol El Confidencial. Ce contretemps intervient alors que les discussions autour de la Coupe du monde 2030 se poursuivent, notamment autour d’un enjeu majeur : l’attribution de la finale.
Selon El Confidencial, Rafael Louzán, président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), comptait profiter de cette rencontre pour faire avancer les échanges avec l’instance mondiale sur l’organisation du tournoi. La présence de Gianni Infantino, président de la FIFA, n’était toutefois pas confirmée.
Derrière ce rendez-vous reporté se profile la volonté espagnole d’accueillir la finale du Mondial 2030. Le Maroc, de son côté, continue de faire valoir ses atouts et de défendre ses ambitions dans la perspective de cette échéance historique.
Le Maroc met en avant ses atouts
Le Royaume entend pleinement prendre part aux discussions relatives à la répartition des rencontres les plus prestigieuses de la compétition. Pays hôte de la CAN 2025 et partenaire de l’Espagne et du Portugal pour le Mondial 2030, le Maroc poursuit la modernisation de ses infrastructures et prépare un dispositif destiné à répondre aux exigences d’une Coupe du monde.
Le projet du Grand Stade Hassan II, à Benslimane, près de Casablanca, constitue l’un des symboles de cette ambition. Cette enceinte, conçue pour accueillir les plus grandes affiches du football mondial, s’inscrit dans un programme plus large de modernisation des stades, des réseaux de transport et des équipements d’accueil.
Pour le Maroc, l’enjeu est de présenter un dossier solide, reposant sur des infrastructures adaptées, une organisation efficace et des garanties opérationnelles conformes aux exigences de la FIFA. L’expérience acquise lors de l’organisation de grandes compétitions internationales, notamment la CAN 2025, constitue également un élément important dans la préparation du rendez-vous de 2030.
L’ambition marocaine dépasse ainsi la seule construction de nouveaux stades. Elle s’inscrit dans une stratégie de développement des infrastructures sportives et de renforcement des capacités d’accueil du Royaume.
L’Espagne affiche également ses ambitions
De son côté, l’Espagne entend défendre sa candidature pour accueillir la finale. Forte de son expérience dans l’organisation de grandes compétitions et de ses infrastructures sportives, elle souhaite placer son territoire au cœur du rendez-vous le plus prestigieux du tournoi.
Le report de la visite de la délégation de la FIFA intervient dans ce contexte. Rafael Louzán souhaitait profiter de cette occasion pour avancer sur plusieurs dossiers liés à la préparation du Mondial. Toutefois, en l’absence de confirmation de la présence de Gianni Infantino, il convient de distinguer les objectifs annoncés par la fédération espagnole du contenu effectif de la rencontre envisagée.
El Confidencial évoque également des relations délicates entre le président de la FIFA et certains responsables du football espagnol, sur fond de critiques européennes concernant la gouvernance de l’instance mondiale. Ces éléments ajoutent une dimension institutionnelle au dossier, sans permettre de tirer de conclusions sur les conséquences du report pour les discussions relatives à la finale.
Le Grand Stade Hassan II, pièce maîtresse du projet marocain
Au cœurdes ambitions marocaines figure le Grand Stade Hassan II. Le projet de Benslimane est appelé à occuper une place centrale dans le dispositif national pour 2030. Sa capacité projetée et ses caractéristiques architecturales en font une infrastructure emblématique des investissements engagés par le Royaume.
Mais la candidature marocaine ne repose pas uniquement sur cette enceinte. Les transports, l’hébergement, la sécurité, la mobilité des supporters et la coordination entre les villes hôtes constituent autant de paramètres essentiels à la réussite d’une Coupe du monde.
Le Maroc travaille ainsi à consolider un dispositif global, dans lequel les infrastructures sportives s’articulent avec les équipements urbains et les services nécessaires à l’accueil de millions de visiteurs. La CAN 2025 a représenté une étape importante dans cette dynamique, en offrant au Royaume une expérience supplémentaire dans l’organisation d’un grand tournoi continental.
Une finale au cœur des enjeux de 2030
La répartition des rencontres et l’attribution de la finale figurent parmi les dossiers les plus attendus de la préparation du Mondial. Pour le Maroc, accueillir le match décisif représenterait une consécration sportive et organisationnelle, mais aussi une reconnaissance de ses investissements et de ses ambitions. Pour l’Espagne, ce serait également l’occasion de donner une dimension particulière à son rôle dans cette organisation commune.
Le Maroc, l’Espagne et le Portugal portent un projet partagé, mais chaque pays entend naturellement valoriser ses infrastructures et accueillir les rencontres les plus prestigieuses. La décision finale relève de la FIFA, dans le cadre de son processus officiel de sélection.
Le report de la visite de la délégation de l’instance mondiale en Espagne ne préjuge donc pas de l’issue de ce dossier. Il constitue avant tout un changement dans le calendrier des échanges institutionnels, alors que les préparatifs se poursuivent dans les trois pays hôtes.
À quatre ans du rendez-vous mondial, le Maroc continue de faire valoir ses atouts et de défendre ses ambitions. Avec la modernisation de ses infrastructures, le projet du Grand Stade Hassan II et l’expérience acquise dans l’organisation des compétitions internationales, le Royaume entend présenter un dossier à la hauteur de ses objectifs. La finale de 2030 reste à attribuer, mais le Maroc entend pleinement participer à cette échéance historique.

