Entré à la pause face au PSG (défaite 2-4), le jeune milieu marocain de Manchester City a changé le visage de son équipe. À 18 ans, il force déjà la porte du onze de départ.
Manchester City a perdu mercredi soir face au Paris Saint-Germain, mais Ayyoub Bouaddi, lui, a marqué les esprits. Au repos, les Citizens étaient menés 3-0 et leur entrejeu était à la peine. Enzo Maresca a réagi en procédant à trois changements, dont la sortie de Rayan Cherki, peu inspiré, au profit du Marocain, ancien joueur de Lille.
L’effet a été immédiat. Bouaddi a apporté la maîtrise, l’énergie et la justesse technique qui avaient manqué à son équipe en première période. Capable de résister au pressing parisien, de casser les lignes par ses passes et de se projeter vers l’avant, il a vite pris une place centrale dans le jeu mancunien. À la 75e minute, son centre en retrait a permis à Erling Haaland de signer son doublé et de réduire l’écart à 2-4.
Ses statistiques confirment son apport : 93 % de passes réussies, 100 % de duels remportés et huit ballons récupérés, soit le meilleur total du match, à égalité avec Vitinha, en seulement 45 minutes. L’ancien international français Sidney Govou, au micro de Canal+, a salué sa maturité, sa justesse technique et son envie de jouer vers l’avant, jugeant sa prestation « énormissime ».
Le meilleur compliment est peut-être venu du vestiaire. Sous la dernière publication Instagram du joueur, Erling Haaland a écrit « Man of the Match ». Un geste fort de la part du Norvégien, qui avait justement profité d’une passe décisive de Bouaddi.
Déjà remarqué lors de ses débuts en Ligue des champions face au FC Porto (2-0), le numéro 32 de City, un maillot autrefois porté par Carlos Tévez, semble avoir conquis les supporters. Reste à savoir si cette prestation lui ouvrira les portes d’un nouveau statut. Pour Maresca, elle constitue en tout cas l’un des rares motifs de satisfaction d’une soirée compliquée.

