Après ses révélations sur les tentatives d’influence dont il affirme avoir fait l’objet dans le cadre du vote du Ballon d’Or, Mustapha Badri apporte de nouvelles précisions. Contacté par Radiomars.ma, le représentant du Maroc au sein du jury de cette prestigieuse distinction a tenu à clarifier la chronologie des faits : les sollicitations évoquées remontent à l’édition 2025 et non à celle de 2026.
Le journaliste marocain explique que ces démarches provenaient de personnes appartenant à l’entourage d’un club, qui auraient tenté de le convaincre de privilégier un autre joueur dans son vote. Il n’a toutefois pas souhaité révéler l’identité de ses interlocuteurs ni celle du joueur concerné. Une tentative d’influence à laquelle il affirme n’avoir pas cédé.
Mustapha Badri a également tenu à dissiper toute ambiguïté concernant l’organisateur du scrutin. Il affirme n’avoir jamais subi la moindre pression de la part de France Football au cours de ses 18 années de participation au jury du Ballon d’Or. Il distingue ainsi clairement les sollicitations extérieures qu’il dénonce de toute intervention de la rédaction française.
Le directeur général du quotidien Al Mountakhab a, par ailleurs, regretté le manque de coordination et de mobilisation de la presse africaine et arabe autour de ses représentants. Il estime que leurs homologues européens sont souvent mieux organisés pour défendre les candidatures de leurs joueurs.
Hakimi, un choix pleinement assumé
Revenant sur son vote en faveur d’Achraf Hakimi, Mustapha Badri récuse l’idée d’un choix dicté uniquement par son attachement patriotique. Il met en avant les arguments sportifs du capitaine des Lions de l’Atlas, ses performances avec le Paris Saint-Germain et son influence sur le jeu.
Pour l’édition 2025, il avait placé Hakimi en tête de son classement, devant Lamine Yamal et Ousmane Dembélé. Un choix qu’il assume et qu’il estime justifié au regard de la saison réalisée par l’international marocain.
Dans ses précisions accordées à Radiomars.ma, Mustapha Badri entend ainsi remettre les faits dans leur contexte : les tentatives d’influence qu’il évoque concernent le scrutin de 2025 et n’impliquent, selon son témoignage, aucune pression de France Football durant ses 18 années au sein du jury.

