Lions de l’Atlas : Ouahbi fixe le cap entre exigence, concurrence et préparation de l’avenir

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À l’approche des deux rencontres face au Niger, les 13 et 17 novembre, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027, Mohamed Ouahbi a livré plusieurs indications sur sa méthode et ses priorités. Le sélectionneur national entend améliorer le rendement des Lions de l’Atlas, renforcer la concurrence à tous les postes et donner progressivement leur chance aux jeunes éléments. Un discours qui traduit une volonté de construire un collectif compétitif, sans privilèges ni places acquises.

Améliorer le contenu et gagner en efficacité

Le premier objectif de Mohamed Ouahbi est clairement identifié : faire mieux que lors des précédentes sorties de la sélection. Le technicien marocain souhaite notamment corriger les insuffisances observées au fil des dernières rencontres, en s’appuyant sur une analyse approfondie des prestations de son équipe.

Les matchs face au Mali et au Gabon, ainsi que les enseignements tirés de la Coupe du monde, alimentent ce travail de réflexion. Pour le sélectionneur, il ne s’agit pas simplement d’enchaîner les rencontres, mais de progresser dans le jeu, de mieux exploiter les occasions et de gagner en efficacité dans les deux surfaces.

Ouahbi a également insisté sur l’importance de préserver la confiance des joueurs. Un attaquant qui manque une occasion ne doit pas perdre ses repères ni renoncer à prendre ses responsabilités. Le soutien de l’encadrement technique constitue, à ses yeux, un élément essentiel pour permettre aux internationaux de continuer à tenter, à progresser et à retrouver leur efficacité.

L’ambition est donc de voir le Maroc afficher, dès la prochaine sortie, un visage plus convaincant que celui présenté contre le Mali.

Aucune place garantie : la concurrence comme règle

Autre message fort du sélectionneur : aucun international ne bénéficie d’un statut qui lui garantirait une place dans le onze de départ. Le seul critère appelé à déterminer les choix techniques reste la performance.

Mohamed Ouahbi estime que la sélection dispose aujourd’hui de plusieurs solutions dans différents secteurs de jeu. Cette diversité lui offre davantage de possibilités pour adapter son dispositif et choisir les profils les mieux préparés aux exigences de chaque rencontre.

Le message s’adresse à l’ensemble du groupe : le statut, l’expérience ou le parcours ne suffisent pas à garantir la titularisation. La régularité, la disponibilité et le rendement sur le terrain doivent primer.

Cette philosophie accompagne les mouvements observés dans la liste dévoilée pour le rassemblement de novembre. Les retours, les nouvelles convocations et les changements opérés dans certains secteurs traduisent une volonté de maintenir une compétition permanente au sein de l’effectif.

En-Nesyri, un retour justifié par l’efficacité

Le retour de Youssef En-Nesyri constitue l’un des choix marquants de cette liste. Le sélectionneur a justifié cette convocation par les performances de l’attaquant avec Al-Ittihad en Arabie saoudite, mettant en avant ses qualités de buteur, son sens du placement et son expérience internationale.

Pour Ouahbi, En-Nesyri représente un profil important dans le dispositif offensif des Lions de l’Atlas. Sa capacité à peser sur les défenses, à se positionner dans la surface et à concrétiser les occasions offre une option supplémentaire à l’animation offensive marocaine.

Cette convocation marque également une nouvelle étape dans la relation entre le joueur et la sélection depuis l’arrivée de Mohamed Ouahbi à la tête de l’équipe nationale. Le technicien entend ainsi s’appuyer sur un attaquant expérimenté, dont les performances récentes en club ont pesé dans la décision.

Les jeunes dans le projet, pas seulement dans la liste

Au-delà des choix immédiats, Mohamed Ouahbi inscrit son travail dans une perspective plus large. Le sélectionneur assume sa volonté d’intégrer progressivement les jeunes joueurs, convaincu de leur potentiel et de leur capacité à franchir rapidement des paliers au contact de l’équipe nationale.

Cette intégration nécessite toutefois du temps. L’adaptation à l’environnement de la sélection, la compréhension des exigences du haut niveau et la création de repères collectifs ne peuvent se faire en quelques jours. Le staff mise donc sur la continuité et la confiance pour accompagner cette progression.

Ouahbi raisonne également à moyen terme. Certains jeunes éléments pourraient gagner en maturité et en automatismes au fil des rassemblements, au point de devenir des options plus solides dans un délai d’un ou deux mois. La prochaine Coupe d’Afrique des nations figure naturellement parmi les échéances auxquelles cette politique de renouvellement peut contribuer.

Le sélectionneur a par ailleurs expliqué son choix de convoquer deux latéraux gauches. Cette décision répond à un souci d’équilibre dans la composition de l’effectif : avec trois options disponibles à droite, le staff a souhaité renforcer les possibilités sur le côté opposé. Les choix défensifs restent ainsi liés à la répartition des profils et à la disponibilité des joueurs.

À travers ses différentes prises de parole, Mohamed Ouahbi dessine les contours d’une méthode fondée sur trois principes : progresser dans le jeu, instaurer une concurrence réelle et préparer l’avenir sans précipiter l’intégration des jeunes.

Les deux rendez-vous face au Niger offriront une nouvelle occasion de mesurer les premiers effets de cette démarche. Au-delà des résultats attendus dans les éliminatoires de la CAN 2027, le sélectionneur veut surtout voir son équipe franchir un nouveau palier dans son contenu et dans son efficacité.

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