La Fédération Malienne de Football (Femafoot) a franchi une étape décisive dans sa quête d’un nouveau guide pour les Aigles. Une « shortlist » officielle de cinq techniciens a été dévoilée, et parmi les profils retenus, un nom retentit avec une force particulière de ce côté-ci de l’Afrique : Zaki Baddou
Aux côtés de figures bien connues du continent comme Florent Ibenge ou Mohamed Magassouba, et de l’école portugaise représentée par Toni Conceição et Anthony Da Silva, le Ballon d’Or africain 1986 apparaît comme une option hautement stratégique pour le football malien.
L’expertise africaine au service d’une génération dorée
Le choix du Mali ne doit rien au hasard. En plaçant Zaki Baddou dans ce sprint final, la Femafoot recherche une vertu cardinale qui a parfois manqué aux Aigles dans les moments clés : le caractère.
Actuellement à la tête de la sélection du Niger, l’ancien capitaine et sélectionneur des Lions de l’Atlas possède cette stature internationale indispensable pour gérer un vestiaire de stars évoluant en Europe. Zaki, c’est l’homme des missions de reconstruction, le technicien capable d’insuffler une rigueur tactique et une culture de la gagne immédiate.
Le souvenir de 2004 et la griffe des grands d’Afrique
Pour le public malien, le nom de Zaki évoque instantanément l’épopée de la CAN 2004 en Tunisie. À l’époque, il avait hissé une jeune et vibrante équipe du Maroc jusqu’en finale, écartant d’ailleurs… le Mali de Frédéric Kanouté en demi-finale (4-0) lors d’un match référence resté dans les mémoires.
Vingt-deux ans plus tard, alors que le Mali court toujours après son premier sacre continental malgré des effectifs pléthoriques, le profil du technicien marocain coche toutes les cases : Une autorité naturelle et un respect immense acquis dès sa carrière de joueur de classe mondiale. Deuxieme atout en sa faveur : Une connaissance pointue du football ouest-africain à travers ses expériences récentes sur les bancs du Soudan et du Niger. Enfin il possède la science des grands tournois, là où la gestion psychologique prime sur le reste.
Un duel de styles pour le Mali
La concurrence s’annonce rude. Face à lui, Jean-Florent Ibenge incarne la réussite locale avec la RD Congo et la RS Berkane, tandis que Conceição apporte la rigueur européenne. Mais Badou Zaki dispose d’un atout que les autres n’ont pas : cette capacité unique à transcender ses joueurs et à bâtir des blocs d’une solidité à toute épreuve.
Alors que les échéances éliminatoires de la de la CAN 2027 se profilent, Bamako s’apprête à faire un choix existentiel. Installer Badou Zaki sur le banc des Aigles serait un message fort envoyé au reste du continent : le Mali ne veut plus seulement plaire, il veut enfin gagner.

